le Pastis d'Amélie

Pâtisserie, pastisseria, … pastis !

Un mot gascon pour dire « pâte », pour baptiser, au fil du temps, une ribambelle de gâteaux et ne finir par n’en désigner que le meilleur : ce gâteau béarnais moelleux et doré. Landais ? Non, Béarnais !

Il existe bien une recette plus légère et briochée, dans les Landes, que l’on appelle aussi « pastis », une autre plus alourdie, dans les Hautes-Pyrénées, que l’on surnomme « tourte », mais le Pastis, le vrai, et les dictionnaires gastronomiques l’attestent, appartient bien au pays de Béarn !

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L’histoire du Pastis d’Amélie, c’est avant tout une histoire d’amour, celle entre une « grand-mère créative et un grand père gourmand », l’histoire de Pierre Larquier, un artisan ébéniste landais, tombé fou amoureux d’une jolie cuisinière béarnaise, Marie-Amélie Baradat, à qui il offrit un pétrin en cadeau de mariage.

En échange, elle lui fit du pastis, et finit par en régaler des générations de Larquier, jusqu’au petit fils Jean-Louis, et son fils Peio, qui en gardent, depuis, un souvenir impérissable !

Les années ont passé, mais la recette d’Amélie est restée dans la mémoire de chacun. Le souvenir omniprésent d’une saveur lointaine, comme jadis Marcel Proust et sa madeleine. « Des clients âgés me disaient que si le mien était bon, ils regrettaient celui d’Amélie, ma grand-mère ».

Et c’est ainsi que Jean-Louis Larquier, alors artisan boulanger-pâtissier de Mazerolles, qui passera par la suite le flambeau à Peio, son fils, du fruit de sa labeur et de sa persévérance, fit renaître le pastis de son aïeule.